A propos

GENESIS, le projet

« Mon appareil photo a permis à la nature de me parler. Écouter fut pour moi un privilège. »

– Sebastião Salgado

Élevé dans une ferme au Brésil, Sebastião Salgado éprouve un amour et un respect profonds pour la nature. Il est particulièrement sensible à la manière dont les êtres humains sont affectés par les conditions socio-économiques dévastatrices dans lesquelles ils vivent.

Après de nombreux reportages au cours de sa carrière, comme La Main de l’homme (1993) sur les modes de vie en cours de disparition des travailleurs manuels dans le monde ; Exodes (2000), hommage rendu aux migrations de masse provoquées par la faim, les désastres naturels, les dégradations de l’environnement et la pression démographique ; Genesis est sa « déclaration d’amour à la planète ».

Genesis est l’aboutissement de huit années d’expéditions épiques pour redécouvrir les montagnes, les déserts et les océans, les gens et les animaux qui ont jusque-là encore échappé à la pression de la société moderne – la terre et la vie sur la planète des origines. Ce projet, mené avec l’Instituto Terra fondé par Lélia et Sebastião Salgado, veut montrer la beauté de notre planète, et revenir à une période précédant les dommages qu’elle a subis pour mieux préserver le futur.

Au cours de 32 voyages, à pied, en petit avion, en bateau, en canoë et même en ballon, sous une chaleur extrême ou un froid polaire et dans des conditions parfois dangereuses, Salgado a réuni des images qui nous montent la nature, les peuples indigènes et les animaux dans leur splendeur. En utilisant uniquement la photographie en noir et blanc, il a créé une sorte de tissu visuel d’une texture si complexe que mêmes les plus petits détails semblent se développer à l’infini.

Scénographiée par Lélia Wanick Salgado, cette exposition présente l’extraordinaire et unique aventure du projet Genesis à travers une sélection d’images réparties en cinq chapitres géographiques : Sud de la Planète, Sanctuaires, Afrique, Terres du Nord et Amazonie et Pantanal.

« Nous devons préserver ce qui existe. »

– Sebastião Salgado

© Sebastião Salgado